L'exposition a eut lieu à la Prison des Evêques et aux 7 et 22, rue de la Citadelle, du 1er octobre au 1er novembre.
Le concours a été organisé en collaboration avec l’Institut Culturel Basque, dans le cadre de son programme d’action Hogei’ta, et avec la ville de Saint Jean Pied de Port. Parmi les cinq finalistes, choisis pour l’originalité et la qualité des œuvres qu’ils ont présentées, le jury a décerné le Prix Itzal aktiboa Jeune Création - Art contemporain à Zaloa Ipiña, jeune artiste vivant et travaillant à Bilbao, pour son
travail photographique sur la lumière.
Zaloa s’est présentée au concours avec une photographie, Argi distira
7, faisant partie d’une série qui lui a servi pour faire un court métrage
sur le mouvement et les couleurs de la lumière. Le jury a apprécié aussi bien
la qualité technique de son travail que l’originalité de son approche et
l’effet esthétique obtenu.
Le Prix de la Ville de Saint Jean Pied de Port a été décerné à Anne-Laure
Garicoix, vivant à Saint Jean Pied de Port, pour sa peinture La chute
d’Orlando Black, et le Prix Nautilus Lanzarote à Verónica Domingo, de Las
Arenas (Getxo), près de Bilbao, pour sa série de dessins inspirés de
l’architecture de Bilbao.
Les cinq finalistes
Zaloa Ipiña Bidaurrazaga a 24 ans et vit à Bilbao (Bizkaia), où elle a fait ses études dans la Faculté des Beaux Arts de l’Université du Pays Basque.
Elle expose une photographie intitulée Argi distira 7 qui fait partie d’une série de photos qui lui ont servi pour faire un court métrage inspiré par sa fascination avec la lumière et les effets de la lumière sur notre rétine. A travers ce projet, elle a voulu répondre à l’affirmation du poète Gabriel Aresti, qui dans un de ses poèmes écrivait que la lumière est invisible.
Faites directement avec la caméra, ses œuvres mettent en évidence les effets du passage de la lumière d’un espace extérieur illuminé à un espace intérieur noir. Elle a recours à l’ordinateur uniquement pour faire des collages photographiques.
Verónica Domingo Alonso a 22 ans et vit à Las Arenas dans la municipalité de Getxo près de Bilbao (Bizkaia).
Etudiante à la Faculté des Beaux Arts de l’Université du Pays Basque à Bilbao, elle expose une série d’esquisses à l’encre de Chine évoquant l’architecture de Bilbao. Les dessins font partie d’un projet dédié à la mémoire de son grand-père. Ils rappellent le temps de son enfance et les promenades qu’ils faisaient ensemble à travers les rues de Bilbao. Les tons délicats des gris créent une ambiance d’intimité autour des silhouettes mystérieuses des édifices. Dans une autre série de dessins, aussi faits avec de l’encre de chine, Véronica entre dans l’abstraction.
D’un tout autre caractère, ses peintures à l’huile, saturées de couleurs, démontrent sa dextérité dans le dessin. Quatre d’entre elles dépeignent des scènes de son enfance, tandis qu’une cinquième nous ramène au thème de l’architecture. Dans ses tapisseries, elle partage avec nous ses réflexions sur la vie, l’amitié et la famille. Voilà tout un monde intérieur qui nous est offert pour notre contemplation.
Anne-Laure Garicoix a 24 ans et vit à Saint Jean Pied de Port (Basse Navarre). Diplômée de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Nantes, elle poursuit actuellement ses études à Strasbourg. Son travail artistique est caractérisé par des formes flottantes et ambiguës et une utilisation audacieuse des couleurs.
Pour ce concours, Anne-Laure nous présente une peinture appelée La chute d’Orlando Black, dont les couleurs et les formes nous suggèrent toutes sortes d’histoires mais ne nous disent rien de ce qui se passe. Le spectateur a l’impression que quelque chose s’est produit, ou au contraire que quelque chose va se produire, mais sans qu’il en sache la nature.
Dans les peintures et les dessins qui l’accompagnent cette œuvre, la sensation dominante est encore cette tension entre l’apparence des choses et ce qui est caché au regard. A travers de subtils changements, les formes et les couleurs se dissolvent, se consolident et se dissolvent à nouveau, permettant à chaque fois des interprétations différentes.
Myriam Gesalaga Eizagirre a 24 ans et vit à Zarauz (Gipuzkoa). Diplômée de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université du Pays Basque (UPV-EHU), elle expose une série d’estampes abstraites inspirées par la force gestuelle d’un trait de pinceau sur une planche.
Le trait du pinceau commence en dehors du cadre, de sorte que nous ne voyons pas l’action complète mais seulement une partie de son déroulement, à la manière d’un cliché photographique. Les tons chaleureux du papier accueillent le geste et donnent de la vigueur visuelle à l’ensemble.
Pour créer ses estampes, elle utilise les techniques de la gravure, passant de l’huile sur des planches de cuivre avec des pinceaux. Le même geste lui sert pour produire des dessins à l’encre, dans lesquels les différents tons de gris, allant du blanc au noir, alliés au sens du trait de pinceau, produisent des effets hiérarchiques de tonalité.
Andoni Maillard a 26 ans et vit à Arcangues (Labourd). Il est titulaire d’un diplôme de l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes. Ses œuvres, soigneusement exécutées, sont imprégnées d’un esprit d’ironie qui nous oblige à repenser notre relation avec notre environnement social et culturel.
L’essentiel de son travail artistique est le détournement d’images et d’objets familiers tirés de la culture de masse et des cultures populaires et traditionnelles. Pour ce concours, il a présenté une création nommée Araire 2000, qui nous rappelle une charrue, outil de travail agricole ancestral remplacé aujourd’hui par des engins motorisés et sophistiqués.
Comparée avec la charrue traditionnelle, devenue un objet de nostalgie, la version moderniste d'Andoni est en décalage complet. Il l’accompagne dans cette exposition avec des enjoliveurs joliment transformés en assiettes de collection et des tableaux dont les scènes tranquilles et bucoliques sont déchirées par des invasions de choc.
Le Jury était composé des personnalités suivantes :
Juanma Arriaga, directeur de la Galeria Kur, Saint Sébastien (Gipuzkoa) Marie-Claude Berger, historienne de l’art, Villefranque (Labourd) Emilia Epelde, directrice de la Galeria Epelde & Mardaras, Bilbao (Bizkaia) Celia Eslava, plasticienne, Pampelune (Navarre) Pantxoa Etchegoin, directeur de l’Institut Culturel Basque, Ustaritz (Labourd) Christine Etchevers, peintre, Cambo (Labourd) Ismael Manterola, historien de l'art, professeur à l'Université du Pays Basque à Bilbao (Bizkaia) Olivier de Monpezat, directeur de l'École Supérieure d'Art des Rocailles de l'Agglomération Côte Basque, Biarritz (Labourd) Iñaki Olazabal, sculpteur, Zumaya (Gipuzkoa) Robert Poulou, collectionneur, Cambo (Labourd) Aitor Ruiz de Eguino, sculpteur, Saint Sébastien (Gipuzkoa)