Home
Français
Ateliers de peinture
Prix Itzal aktiboa 2013
     Nos expositions
L'Art au Féminin VI
GazteArtea Garazin
Bertrand Philippart 7/2011
Olmo, Etxebarria, Dacosta 5-6/11
L'Art au féminin V 3-4/11
Horizons divers II 10-12/10
Impulsos - mai/juin 2010
L'Art au féminin IV 3-4/10
Horizons divers 10-11/09
SOLIDO / LIKIDO 09
L'art au féminin III 3-4/09
L'Art du Collage 11-12/08
L'Art de la Cueillette 6-7/08
L'Art au féminin II 3/08
L'Art du Portrait 11-12/07
L'Art au féminin 3/07
Les chaises de Gorriti 5-6/07
Un exemple de jeu-guide
Juan-Luis Baroja 6-7/05
Etxebarria / Olazabal 4/05
Contactez-nous
Euskara
Margotze tailerrak
Itzal aktiboa saria
   Gure erakusketak
Kontaktua
Español
Premio Itzal aktiboa
     Exposiciones
Contáctanos
English
Itzal aktiboa art prize
   Exhibitions
   
 


Suivez l'actualité de l'exposition
http://emazteen.artea.eke.orgvoir photos


Une exposition des oeuvres d’artistes femmes, dans quel but ?  

Est-ce que les femmes font un art différent de celui des hommes ? Y a-t-il une sensibilité féminine qui se différencie de celle masculine ? Si oui, vaut-il la peine de la mettre en évidence ?

Sur la base de notre première expérience il y a un an, avec notre exposition « L’Art au féminin » du mois de mars 2007, nous croyons pouvoir répondre oui à toutes ces questions. En l’affirmant, cependant, nous ne voulons surtout pas cantonner les femmes dans un ghetto artistique. Au contraire, notre objectif est de permettre à ces artistes de se dévoiler dans un contexte où c’est leur création, et non pas leur genre, qui prime.

Comme dans notre exposition antérieure, chacune des artistes que nous exposons a quelque chose à communiquer, que ce soit ses réflexions sur la condition féminine, son appréciation de la couleur, des matériaux et des formes, ou son amour pour son environnement et les choses et des personnes qui l’entourent. 

Se distinguent-elles en cela des artistes hommes ? La création est toujours dynamique, qu’elle soit le fruit du travail d’un homme ou d’une femme. Toutefois, dans un monde où les hommes ont une capacité de domination indéniable, nous pensons qu’il est utile de laisser aussi, de temps à autre, la parole aux femmes.

Ana Izura

Née à Tafalla, Ana Izura vit dans le centre d’Irun, ville où elle a commencé son apprentissage de peintre dans le studio de l’artiste Gaspar Montes Iturrioz, avant de quitter le Pays Basque pour étudier à l'Ecole des Beaux Arts de San Fernando à Madrid. Elle a poursuivi ses études à Bruxelles et à Paris, grâce à des bourses des gouvernements belge et français.

L’œil vif, elle est constamment aux aguets pour trouver des objets ou des matériaux qu’elle peut intégrer dans ses oeuvres. Artiste polyvalente, elle saute de la peinture à la gravure et de la photographie au collage, et elle est autant à l’aise avec le réalisme qu’avec l’abstraction.

Anne Broitman  

Originaire de Saint Palais et vivant à Lahonce au bord de l'Adour, Anne Broitman a étudié la peinture à Madrid et à l’école d’art de Bayonne.

Femme vigoureuse et décidée, elle aime peindre par thème, choisissant des sujets dans le monde qui l’entoure. Parmi ses réalisations, une série de tableaux dépeignant les ®vieux ponts qui jalonnent les rivières de son pays, la Joyeuse et la Bidouze, traversés autrefois par les pèlerins s’acheminant vers Saint Jacques de Compostelle.

Actuellement, elle travaille sur une série de peintures des cromlechs qui dominent les hauteurs des Pyrénées voisines.

Béatrice D.

Ergothérapeute de formation et art-thérapeute de métier, cette femme mince et pleine d’énergie crée dans son atelier perché sur les hauteurs de Hasparren des peintures abstraites en travaillant avec les pigments et l’huile de lin et en y rajoutant d'autres matériaux comme le sable et le goudron de Judée.

Enfant, elle a grandi au bord de la mer à Sokoa. Adulte, elle a passé une vingtaine d’années à Bordeaux avant de revenir s’installer au Pays Basque. Entrer dans sa peinture, c’est tout d’abord devoir s’accoutumer au non-dit et à l’invisible. Parmi ses dernières œuvres, une série s'inspirant des cristaux liquides, objet d'une thèse scientifique rédigée par son fils aîné.

Beatriz Churruca

Née à Pampelune, Beatriz Churruca vit à Saint Sébastien, où elle enseigne dans des écoles d’art. Elle a fait ses études à Salamanque et à Barcelone. Peintre au début de sa carrière, elle se tourne vers l’art conceptuel et crée des structures qui miroitent le désordre de la nature et de notre société de consommation : accumulation des déchets, gaspillage et recyclage. 

En octobre 2007, elle a reçu le premier prix d’un concours organisé par la Diputacion de Gipuzkoa. Ses installations de cubes en vinyle clair remplis de vieux vêtements ont fait l’objet de projets culturels et d’expositions dans différents lieux du Pays Basque.

Celia Eslava  

Les tissus, la couture, les habits sont une source d’inspiration permanente pour Celia Eslava. Dans son studio à côté de sa maison dans les alentours de Pampelune, elle fait de la céramique, peint des tableaux et crée des installations et des collages avec des objets trouvés et des tissus.

Fille et petite-fille de couturières, elle se réfère à la couture comme le moyen qu’avaient les femmes autrefois de se libérer et de pouvoir travailler pour faire vivre leurs familles. Mais les aiguilles qui cousent sont aussi des aiguilles qui piquent, et l’habillement peut également être une source de domination et de répression, comme par exemple cette mode du 19ième siècle de la crinoline.

Colette Dubuc 

Née dans l’Ille-et-Villaine, Colette Dubuc a étudié à l’école des Beaux-arts de Rennes avant de rejoindre l’atelier de l’artiste Robert Tatin, l’une des figures emblématiques de l’Art Brut. C’est en sa compagnie et avec deux autres de ses élèves qu’elle a parcouru l’Amérique Latine – Brésil, Argentine, Chili, Uruguay -  au début des années 1950, vivant de leurs activités artistiques mais aussi de travaux manuels comme la maçonnerie et la peinture en bâtiment.

De cette expérience marquante, elle a acquis non seulement une maîtrise de disciplines les plus variées mais aussi la conviction que l’artiste doit participer pleinement à la vie sociale en facilitant l’accès des jeunes à la création.

Se réclamant du « réalisme fantastique », elle a participé au mouvement « le Grenier d’Ustaritz » au cours des années 1960, avant de recourir d’autres parties de la France et du monde. 

Revenue s’installer au cours des années 1990 dans le Pays Basque à Larressore, elle peint, sculpte la terre et le grès et crée des pièces fantastiques à partir de bouts de bois ramassés sur la plage de Bidart, suivant son idée que l’on peut créer à partir des éléments les plus modestes. Ses tableaux, qui s’accompagnent souvent de citations de poèmes, font preuve de recherche et travail sur la matière, utilisée tour à tour comme support ou génératrice d’inspiration.

Colette Rousserie

Originaire du Lot, Colette Rousserie est née dans une famille de créateurs : un père sculpteur sur bois, un frère artiste peintre, un autre émailleur d’art.

Elle-même choisit le théâtre, avant de se lancer dans la sculpture et la peinture.

Installée à Biarritz, elle crée des oeuvres en bois, terre cuite et bronze dans lesquelles ses connaissances théâtrales se transmutent en mouvement et tension.

Ses dernières œuvres s’inspirent de l’art amérindien : des formes ovoïdales en hommage à la fécondité de la terre-mère décorées avec des motifs adaptés de l’art des tribus de l’Amazonie et peintes en oxyde de fer rouge ou noir et de cuivre vert.

Josette Dacosta

Faire chanter les couleurs et les matières est la préoccupation constante de Josette Dacosta, que ce soit dans ses collages, ses tableaux de fleurs, ses paysages ou ses peintures abstraites.
 
Elève de l’artiste abstraite Teresa Muñiz à Madrid au cours des années 1980, elle a vécu en Angleterre et à Paris avant de revenir il y a quelques années s’installer dans le Pays Basque.

Vivant et travaillant à Ostabat et à Saint Jean Pied de Port en Basse Navarre, elle s’inspire de son environnement rural, des couleurs de la nature et des murs et boiseries délavées des vieilles maisons du Pays Basque. 

Odile Lascaray 

Originaire de Lantabat en Basse Navarre, Odile Lascaray sculpte le bois pour créer des êtres mythiques inspirés de la nature et de la force qui émane de son pays.

Femme vigoureuse, acharnée dans sa façon de travailler et ressentant intimement tout ce qui est lié au bois, aux arbres et à la nature, elle a suivi des cours de dessin et de sculpture en Soule organisé par le groupe Uztaro, avant de s’installer à Navarrenx en Béarn.

C’est dans l’ancienne poudrière de cette ville, bâtiment historique collé aux remparts, qu’elle a son atelier et qu’elle donne des cours d’initiation aux enfants et aux adultes. Elle exposera au mois d’avril 2008 à Pau. 

Comme toujours, nous avons reçu des visites de groupes scolaires,qui ont pu visiter l'exposition à l'aide d'un jeu-guide spécialmenet conçu pour eux.

Nous avons reçus 399 enfants :

Colette Dubosc - Bois flotté peint78 enfants de l’école Sainte Marie de Saint Jean Pied de Port 

31 enfants de l’école de Cambo 

73 enfants de l’ikastola de Garazi 

108 enfants l’école primaire publique de St Jean Pied de Port

38 élèves de 4ème, Collège de la Citadelle à St Jean Pied de Port 

35 élèves de 4ème, Collège Erdozaincy Etchart à Larceveau 

36 élèves de CP-CM2 de l’école publique de Mendive   
 

Lire l'article du Journal du Pays Basque


"On se doute bien que si la journée du 8 mars est consacrée aux femmes et aux luttes pour leurs droits, c’est pour pallier un manque le reste de l’année. Une anomalie en soi que souligne le calendrier et qu’étayent de sombres chiffres en termes d’inégalités professionnelles, ou de violences nombreuses dont ne se sont toujours pas débarrassées les sociétés occidentales à l’aube de ce troisième millénaire. Pour autant, l’art n’est plus prétexte à exister pour les femmes basques, lorsqu’il est encore à conquérir par les muses dans de nombreux pays du monde. Mais en conjuguant "l’art au féminin", l’association Itzal Aktiboa propose un regard actuel sur notre société, des sensibilités propres qui pourraient bien figurer une expression artistique singulière plutôt qu’une écriture politique et revendicative. Enfin égales face à la création, les quatorze artistes basques qui exposent à partir de demain à Saint-Jean-Pied-de-Port ne sont pourtant pas toujours asexuées dans leur façon d’aborder la vie et l’art.

"Certaines d’entre elles, comme par exemple Patricyan avec ses installations fantastiques ou Angela Moreno avec ses portraits vaporeux de femmes déshabillées, traitent de la condition féminine. D’autres, comme Michèle Neurisse, Jacqueline Lebrun et Christine Etchevers, se situent dans l’art abstrait, ou encore, dans les cas de Nane et Josette Dacosta, dans un monde où le figuratif tend vers l’abstraction avec une désinvolture telle qu’elles sont parfois félicitées pour la "virilité" et la "force masculine" de leur peinture.

Référence contradictoire

"Une "référence contradictoire" souligne Josette Dacosta. Lorsque l’on dit d’une femme qu’elle peint comme un homme, on n’est pas loin de retracer les formes apparentes de la ségrégation et de cantonner la discipline féminine aux domaines de la dentelle, de la tapisserie et de la broderie. Ce que fait presque l’artiste angloye Nicole Marsan, mais pour mieux affranchir sa féminité.Pour une mise au point, il ne sera pas vain d’assister demain soir à la conférence historique donnée par Monique Boisard, conseillère artistique auprès du ministère de la vie associative et des sports, sur "les femmes peintres à travers le siècle", soit les débuts de l’affirmation d’une identité créatrice.

"L’écrivaine Nathalie Sarraute, née à l’aube de ce siècle, refusait de ranger son imposante ¦uvre dans le registre d’une écriture féminine.En écrivant, elle ne se sentait "ni homme, ni femme, ni chien, ni chat" selon ses propres mots. D’autres pourtant, puisent dans leur féminité pour se livrer à une création artistique sans complexes. Ou prétendent à l’inverse à cette spécificité comme pour faire le récit de tabous ou de frustrations.C’est le cas de l’artiste-graveur Angela Moreno, qui vit et travaille à Uharte.Ses ¦uvres, qui combinent la photographie et les techniques traditionnelles avec l’utilisation des nouvelles technologies, s’inspirent des personnes de son entourage, pour la plupart des femmes posant souvent nues. Jetant un regard tendre mais sans complaisance sur la condition humaine, elle évoque ainsi le sort et le rôle des femmes dans la société actuelle.

A Aussurucq, Florence Etchart met également la femme au centre de son ¦uvre, parfois voilée, toujours secrète, comme pour se cacher mais aussi pour séduire. Également danseuse et chorégraphe, elle puise dans ses connaissances du corps pour faire des sculptures, toujours en rapport avec la danse.

Installée à Anglet, Nicole Marsan figure pour sa part un monde aux allures de carnaval vénitien, dans lequel elle raconte le bonheur et l’envolée de la femme. Passionnée du Baroque, elle s’épanouit dans son genre avec des "tapisseries sculptées" rassemblant des brocarts, des soies et d’autres tissus luxueux, ainsi que des masques et toutes autres sortes d’objets décoratifs.

Principe féminin

La femme et le principe féminin occupent également une place centrale dans l’¦uvre de Patricyan : déesse terre, déesse mère, l’idée mythique de la création contenue dans le sein de femmes tombées du ciel. En attirant notre attention sur le sort des animaux, elle souligne un fonctionnement matérialiste et technique, orienté vers la production, dans lequel le principe féminin est renié. Artiste plasticienne, elle provoque la pensée et stimule les passions à travers des performances, comme celle qu’elle donnera demain soir à la Mairie de Saint-Jean-Pied-de-Port pour l’inauguration de l’exposition "L’Art au féminin".Ses installations et ses créations sculpturales rassemblent toutes sortes de matériaux, du grillage aux perles de verre colorié, en contrastant matières plastiques et matières naturelles.

Affirmation dans l’ombre

Dans une autre mesure Marie-Hélène Echevarria affirme son oeuvre sans complexes dans l’ombre d’un homme.Mais cette ombre est celle d’un artiste obstiné, le sculpteur Jesus Echevarria.Pour autant, cette professeur d’espagnol affirme son art dans des scènes peintes ou dessinées de la vie quotidienne.Des portraits de son mari, de ses chats et de ses autres animaux familiers. Aujourd’hui, elle continue avec des natures mortes, utilisant souvent des cartons de récupération. Ses tableaux unissent une gaieté naturelle à un sens profond de la mélancolie, donnant lieu à des ¦uvres tendres et lumineuses.

Mais aux côtés d’autres artistes comme Christine Etchevers, Jacqueline Lebrun, Chris, Martine Pinsolle, Michèle Neurisse, Rosa Valverde ou Zoé Bray, l’exposition qui se tiendra jusqu’au 31 mars sur trois sites de Saint-Jean-Pied-de-Port ne se veut pas démonstrative d’une vérité mais entend affirmer, à juste titre, des expressions féminines dans leurs singularités."Nous n’avons pas voulu démontrer quelque chose mais il était intéressant de voir comment s’expriment des femmes du Pays Basque aujourd’hui" explique Josette Dacosta.Des langages différents et particuliers qui se sont dévoilés au fur à mesure que la liste des exposantes augmentait. "Il nous a alors paru intéressant de montrer cette diversité" affirme Josette Dacosta."

 
   
Top