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Félix Anaut

Né a Saragosse de parents originaires d’Isaba dans la vallée de Roncal en Navarre, il a suivi des cours d’art et de dessin à l’Ecole de Montparnasse de Paris. Entre 1984 et 1990, il a vécu en Irlande, où il dirigeait une galerie d’art. En 1990, il est allé vivre en Aragon, et depuis 2001 il vit dans le Lot et Garonne. Il peint sur toile et sur papier  et fait des sculptures. Son thème principal est le corps humain, qu’il représente dans des compositions abstraites. En décembre 2003, il a reçu la medaille d’or « Lorenzo il Magnifico » à la Biennale de Florence en reconnaissance de sa carrière professionnelle. En 2005, il a été parmi 100 artistes invités à participer à la création d’un nouveau musée d’art contemporain à Naples. En 2006 il a exposé ses oeuvres dans le Centre d'Art Contemporain de Mont de Marsan. Il expose régulièrement en France, in Irlande et en Angleterre.

Juan Luis Baroja Collet

Juan Luis Baroja Collet travaille avec le fer, le bronze et le bois pour créer des sculptures qui, tout en rappelant des choses ordinaires de la vie, ont une identité propre et mystérieuse. Il fait aussi des gravures et des collages. Né au Creusot en Bourgogne, berceau de la sidérurgie française, il est rentré à l’âge de neuf ans en 1966 avec ses parents à Eibar en Gipuzkoa, ville natale de son père. C’est à Eibar qu’il aura sa première exposition individuelle de peintures en 1978.

En 1979, il participe à des cours de chalcographie donnés par Gabriel Ramos Uranga et Mari-Puri Herrero, poursuivant ses études sous l’égide du graveur Ignacio Chillida, fils du sculpteur Eduardo Chillida, à San Sébastien. Depuis 1983, il dirige l’école de gravure de Deba, où il vit avec sa famille. En 2006, Baroja Collet a été choisi pour participer à une exposition de sculptures en plein air dans une ville en Mexique. Il a participé aussi à une exposition qui rassemblait les oeuvres de plusieurs d'artistes travaillant avec les métaux, dans la Commanderie d'Irissary en Basse Navarre, et il a exposé à Saint Sébastien.

Josette Dacosta 

Née à Bordeaux de parents gascon et basque, elle fait son apprentissage de peintre dans l’atelier de l’artiste espagnole Teresa Muñiz à Madrid au cours des années 1980. De 1991 à 1998, elle vit et travaille en Angleterre.

Depuis 1998 elle partage son temps entre Paris et le Pays Basque, où elle a son atelier à Saint Jean Pied de Port. Elle peint à la peinture à l’huile et à la tempera sur des toiles qu’elle prépare elle-même et dont la texture rugueuse est le complément des couleurs vives qui dominent ses tableaux. Elle est l’auteur de guides d'initiation à la peinture pour les enfants, et notamment d’un petit livre sur le Guernica  de Picasso. Elle donne des cours de sensibilisation à l’art aux enfants et aux adultes.
 
Elle participe régulièrement à l'exposition "Uda Erakusketa" organisée chaque année par Haize Berri à Ostabat, ainsi qu'aux expositions organisées par Itzal aktiboa. En mai 2006, elle a exposé au Salon des Artistes Indépendants à Paris et au cours de l'été 2006 au cloître d'Urdax, et en 2008 à Labastide Clairence. L'un de ses tableaux a été exposé à Ciboure en août 2008 dans le cadre de l'expositon "Trésors artistiques des mairies".

Colette Dubuc

Née dans l’Ille-et-Villaine, Colette Dubuc a étudié à l’école des Beaux-arts de Rennes avant de rejoindre l’atelier de l’artiste Robert Tatin, l’un des figures emblématiques de l’Art Brut, avec lequel elle a parcouru l'Amérique Latine au début des années 1950. Se réclamant du « réalisme fantastique », elle a participé au mouvement « le Grenier d’Ustaritz » au cours des années 1960, avant de recourir d’autres parties de la France et du monde.

Revenue s’installer au cours des années 1990 dans le Pays Basque à Larressore, elle peint, sculpte la terre et le grès et crée des pièces fantastiques à partir de bouts de bois ramassés sur la plage de Bidart, suivant son idée que l’on peut créer à partir des éléments les plus modestes. Ses tableaux, qui s’accompagnent souvent de citations de poèmes, font preuve de recherche et travail sur la matière, utilisée tour à tour comme support ou génératrice d’inspiration.

Gonzalo Etxebarria 

Né à Bilbao, il vit en Soule, où il anime un atelier de création artistique à Menditte. Il utilise la peinture, le papier et les tissus pour construire des tableaux abstraits dans lesquels des signes, des formes et des caractères évoquent ses réflexions sur la vie, sur les personnes et les paysages qui l’entourent. Ancien élève de l’école d’art de Deba créée par le sculpteur Oteiza, il participe régulièrement à des actions collectives, parmi elles en 2003 un projet dans les grottes préhistoriques d’Oxocelhaya et d’Isturitz. En  2005, il a exposé ses oeuvres au Musée de Guéthary avec le sculpteur Iñaki Olazabal. Il mène actuellement un projet artistique dans une vieille maison seigneuriale en cours de restauration à Barcus.

Iñaki Olazabal

Né à Andoain, il vit et travaille à Zumaia. Il s’est lancé dans la sculpture au début des années 1980 en tant que membre du collectif de Sorabilla. Par la suite, il a poursuivi ses études pendant plusieurs années à Düsseldorf. Il crée des sculptures abstraites en zinc, dont la couleur grise est allégée par des traces faites par des acides qu'il applique sur le métal. Ses œuvres sont exposées régulièrement à la foire annuelle d’art contemporain ARCO à Madrid, ainsi que dans des galeries prestigieuses du Pays Basque.

Au cours de l'été 2003, ses oeuvres ont été exposées à Saint Jean Pied de Port dans l'Atelier Galerie Josette Dacosta, dont le soutien lui a permis de travailler en même temps comme artiste en résidence dans le contexte de l'exposition annuelle "Uda Erakusketa" organisée par l'association Haize Berri à Ostabat. En 2004, il a été un des fondateurs de l’association Itzal aktiboa, et en 2005, il a participé avec Gonzalo Etxebarria dans une exposition organisée conjointement par Itzal aktiboa et le musée de Guéthary qui a eu lieu simultanément à Saint Jean Pied de Port et à Guéthary. Au cours de la même année, il a aussi exposé à Anglet dans le centre culturel Beatrix-Enea, et à Andoain. Entre 2004 et 2006, il a travaillé dans son "atelier mobile" dans différentes communes le long du fleuve Oria en Guipuzcoa, créant une sculpture dans chaque endroit. Au cours de l'été 2006, il a aussi participé à une exposition sur la sculpture en métal au Centre Culturel d'Irissary en Basse Navarre.

En 2007, il a gagné un concours organisé par les Juntas de Guipuzcoa pour la création d'un monument aux victimes du terrorisme. En 2008, il a exposé avec l’artiste peintre Hans-Jörg Dürr à Bardos dans les Pyrénées Atlantiques. En décembre 2008, il exposera dans la Galerie Kur de Saint Sébastien.


Zoé Bray

Née à Paris, Zoé Bray a appris à peindre à Florence dans le studio du portraitiste américain Charles Cecil. Travaillant selon les méthodes des portraitistes classiques, elle s’efforce de transmettre une vision intime des personnes qu’elle a devant elle en se référant non seulement à leur apparence physique mais aussi à leur caractère.

« Je cherche à peindre les gens tels qu'ils sont dans leur vie quotidienne, sans la formalité qui accompagne souvent le portrait. En ce sens, je m'identifie fortement avec le réalisme du 19eme siècle, quand les peintres peignaient la condition humaine, sociale. »

« On pourrait dire, pourquoi ne pas tout simplement utiliser la photographie? Ma réponse est que la tâche est bien différente. Dans la peinture, il y a un travail en plus, où le peintre rentre dans la matière, essaie de rendre le sujet encore plus tangible. Je peins la plupart du temps de nature, c'est a dire, avec le modèle devant moi. La première chose que je cherche en commençant un tableau c'est l'effet de la lumière sur le sujet. Je prends une palette limitée de couleurs et, avec de gros pinceaux, je couvre la toile de masses de lumière et d'ombre que je vois. Ainsi j'obtiens une silhouette de la personne, simple mais qui, déjà, dit l'essentiel de son identité. »  

Docteur en sciences politiques et sociales, Zoé Bray est l’auteur d’un livre sur l’identité en Pays Basque, ainsi que de nombreux articles. Elle fait aussi des dessins humoristiques sur différents aspects de la vie en Pays Basque.  

ARTISTES QUI ONT PARTICIPE A NOS EXPOSITIONS

L'Art au féminin - mars 2007

Aitziber Akerreta           "Face à face - L'art du portrait"
Aitziber Akerreta a fait des études de beaux arts à Pampelune/Iruña, où elle est née, et à Leioa. Actuellement elle enseigne l’art aux élèves d’une ikastola à Bilbao. Dans ses œuvres, elle combine une vision moderniste du monde et des gens qui l’entourent avec des allusions très personnelles. Ses tableaux, explique-t-elle, « ont trait à des photos et à des souvenirs de mon enfance. » Aux personnages s’ajoutent « des éléments techniques et graphiques » dans lesquels la couleur joue un rôle important. Aitziber a gagné plusieurs prix. Elle a exposé ses œuvres dans différents endroits du Pays Basque, et notamment à Pampelune, où elle a eu une exposition individuelle dans la Galería Pintzel en novembre 2006.

Killy Beall                        "Face à face - L'art du portrait"

Killy Beall est sculpteur et aussi peintre. Le modelage est quelque chose inné dans son être depuis toute jeune, lorsqu’elle s’est lancée, enfant, dans la sculpture en créant la forme d’un petit chien. Dans ses peintures, la matière occupe une place aussi importante que la couleur. Ses portraits sculptés, en terre cuite, en ciment ou taillée dans la pierre, sont des représentations à la fois idéalisées et réalistes de ses sujets. Parmi eux, ses sept enfants, ses petits-enfants et ses amis, ainsi que des portraits sur commande. « Je ne cherche pas à rendre joli, mais plutôt ressemblant, » explique-t-elle.

Née à Biarritz, elle s’y est initiée à la taille directe dans l’atelier du tailleur de pierre Sarrailh, ce qui l’a mise en contact avec le sculpteur de Guéthary Georges Clément de Swiecinski. Elle sculpte alors des œuvres figuratives, témoignant d’une solide base classique. Ses sculptures plus récentes, par contre, virent vers l’abstraction, dans le sillage de Brancusi et Henry Moore. Des œuvres aux lignes pures et simples rappellent les arts premiers et les temps des mégalithes. Killy Beall a exposé dans plusieurs lieux du Pays Basque ainsi qu’aux Etats-Unis et en Nouvelle Zélande. 

Chris                                 L'Art au féminin

Graphiste de métier, Chris travaille dans un atelier au bord de l’Adour à Bayonne, sa ville natale. Depuis son enfance, le blanc et le noir ont toujours été ses couleurs de prédilection. Au début, elle peignait des formes architecturales où le blanc et le noir donnaient une impression de gratte-ciels et d’églises. Plus tard, elle a évolué vers l’abstraction, construisant des images sculpturales où l’influence de la calligraphie chinoise et de l’art japonais est clairement visible. Depuis peu, elle expérimente aussi avec le rouge.

Christine Etchevers       L'Art au féminin

Christine Etchevers vit dans un univers de couleurs. Dans son atelier en haut de la montagne Urcuya près de Cambo, où elle est née, elle crée des toiles de toutes dimensions où les couleurs et les formes dansent. Elle fait aussi de la céramique et des sculptures, ainsi que des tableaux avec du papier froissé qui donne un relief comme celui des montagnes qui l’entourent. Elle conçoit ses toiles pour que, en les tournant, on puisse les regarder différemment, selon l’angle que l’on veut. Puisant dans ses racines basques, elle vient d’exposer une série de « stèles » peintes au Musée Basque et de la Ville de Bayonne.

Florence Etchart             L'Art au féminin

Danseuse et chorégraphe avant de se lancer dans la peinture, Florence Etchart vit et travaille à Aussurucq en Soule, entourée de son chien et de ses chevaux. Cofondatrice d’un festival annuel d’art dans son village, elle peint souvent des thèmes locaux. Mais c’est la femme qui occupe une place prééminente dans son œuvre, parfois voilée, toujours secrète, comme pour se cacher mais aussi pour séduire. Puisant dans ses connaissances du corps acquises pendant de longues années sur scène, elle fait aussi des sculptures, toujours en rapport avec la danse.

Marie-Hélène Echevarria      L'Art au féminin

Pendant longtemps, Marie-Hélène Echevarria a dessiné et peint des scènes de sa vie quotidienne : des portraits de son mari, le sculpteur Jesus Echevarria, de ses chats et de ses autres animaux familiers. Aujourd’hui, elle continue avec des natures mortes, utilisant souvent des cartons de récuperation. Née à Cambo, elle a enseigné l’espagnol aux lycées de Périgueux et de Bayonne, avant de retourner vivre dans la maison de son enfance. Elle a exposé au Musée des Beaux Arts de Pau en 1986, ainsi que dans beaucoup d’endroits du Pays Basque. Ses tableaux unissent une gaieté naturelle avec un sens profond de la mélancolie, donnant lieu à des œuvres d’une tendresse lumineuse.

Jacqueline Lebrun                L'Art au féminin

Travaillant avec l’acrylique et pigments sur papier, Jacqueline Lebrun s’inspire de la nature pour créer des tableaux abstraits dans lesquels le mouvement et les couleurs rappellent le soleil dansant sur les feuilles. Elle se sert aussi d’objets récupérés, comme de vieux fers à repasser et des morceaux de fil de fer, pour créer des sculptures humoristiques où les objets reprennent vie sous une autre identité. Née à Bayonne, elle vit à Lécumberry. Elle a exposé à Paris, au Brésil et dans le Pays Basque. 

Nicole Marsan                         L'Art au féminin

Passionnée du Baroque, Nicole Marsan crée des « tapisseries sculptées » rassemblant des brocardes, des soies et d’autres tissus luxueux, ainsi que des masques et toute autre sorte d’objet décoratif. Son monde est une extension perpétuelle du Carnaval de Venise, dans lequel elle raconte le bonheur et l’envolée de la femme. Avant de s’installer à Anglet, elle a été créatrice de grandes expositions d’art à Toulouse. Elle a aussi tenu une galerie associative à Collioure, haut lieu des peintres Fauves au début du 20ème siècle. 

Angela Moreno                       L'Art au féminin
 
Artiste-graveur, Angela Moreno vit et travaille à Uharte en Navarre, où elle donne des cours dans son atelier, « Taller de grabado Zubiarte ». Ses œuvres combinent la photographie et les techniques traditionnelles avec l’utilisation des nouvelles technologies. Ses sujets sont les personnes autour d’elle, pour la plupart des femmes posant souvent nues. Jetant un regard tendre mais sans complaisance sur la condition humaine, elle évoque le sort et le rôle des femmes dans la société actuelle.

NANE                                        L'Art au féminin

Peintre autodidacte, NANE allie un sens des couleurs et du mouvement avec une sensibilité envers les personnes et les paysages qui est perceptible dans tous ses tableaux, que ce soit en interprétant des scènes de la vie traditionnelle dans le Pays Basque intérieur, d’où venaient ses parents, ou des femmes et des paysages du Maroc ou du Canada, où elle a voyagé. Née à Bordeaux, elle vit et travaille à Mouguerre. Elle a exposé à Paris, à Bordeaux, à Saint Paul de Vence et dans le Pays Basque.

Michèle Neurisse                   L'Art au féminin

Michèle Neurisse utilise les pigments et des matières tels que le papier mâché et la colle pour créer des œuvres abstraites d’une grande puissance dans lesquelles l’influence des arts primitifs est apparente. Dernièrement, elle expérimente aussi avec des constructions sculpturales formées de galets polis qu’elle ramasse dans le Gave près de sa maison Lauhire à Arancou. Elle a étudié l’art à Bayonne et à Paris et a dirigé des ateliers artistiques pour enfants au Pays Basque et à Toulouse. Ses œuvres se trouvent dans des collections privées dans le Pays Basque, en Chine, aux Etats-Unis, en Allemagne et en Espagne.

Patricyan                               L'Art au féminin

Artiste plasticienne, Patricyan provoque la pensée et stimule les passions à travers de performances, d’installations et de créations sculpturales rassemblant toute sorte de matériaux, du grillage aux perles de verre colorié, matières plastiques et matières naturelles. La femme et le principe féminin occupent une place centrale dans son oeuvre : déesse terre, déesse mère, l’idée mythique de la création contenue dans le sein de femmes tombées du ciel. En attirant notre attention sur le sort des animaux dans le cadre de l'agriculture, elle souligne un fonctionnement matérialiste et technique, orienté vers la production, dans lequel le principe féminin est renié.

Martine Pinsolle           L'Art au féminin,  Face à face : l'Art du Portrait 

Martine Pinsolle apporte à sa peinture toute la rigueur du professeur de lettres qu’elle a été jusqu’à il y a peu de temps. Elle peint des portraits sans complaisance, que ce soit d’elle-même ou des membres de sa famille, dans lesquels l’intimité s’allie à la distanciation pour produire une sensation inquiétante de désarroi. La figure humaine, parfois sereine, souvent inquiète et voire torturée, est déclinée dans toutes ses formes. Elle a exposé au Pays Basque (Carré Bonnat à Bayonne, entre autres), à Paris, Bordeaux, Tarbes, Mont-de Marsan et Saint Sébastien.

Rosa Valverde               L'Art au féminin

Née à Saint Sébastien et cinquième d’une famille de six enfants, Rosa Valverde a été amenée tôt vers la création artistique inspirée par l’exemple de son père, artiste et imprimeur. Au début de sa carrière, elle a été l’élève du peintre Jose Antonio Sistiaga, l’un des fondateurs du mouvement GAUR. Dotée d’un sens d’humour vif, elle exprime sans complexes ses enthousiasmes et ses angoisses dans des peintures qui s’approchent du surréalisme ainsi que dans des montages scéniques fantaisistes. Pendant des années, elle a dirigé un atelier artistique pour enfants à Saint Sébastien. Ses boîtes, ou « cajas », comme elle les appelle, témoignent de cet esprit ouvert et joueur essentiel pour une pédagogie réussie.



Hortense Häussling

Hortense Häussling vit sur une colline près de Saint Pée sur Nivelle, dans une vieille ferme entourée de la nature. Elle fait des portraits et des paysages, utilisant les couleurs pures des crayons de couleurs qu’elle fait danser comme les couleurs vues à travers un prisme.

« J’aime la couleur pure parce qu’elle apporte l’énergie vitale, » explique-t-elle. Enfant, elle faisait de la danse et dessinait. Plus tard, elle a fait l’école nationale des arts décoratifs à Paris et travaillé avec un peintre chilien, Juan Luis Cousiño, qui lui a appris des choses essentielles sur la couleur, la forme et les oppositions des forces qui créent la vie. « Les arts primitifs c’est de la couleur pure. Plus on va vers l’authentique, plus on trouve des couleurs pures »

Pour peindre des portraits, elle fait poser ses sujets pendant une ou deux heures à deux ou trois reprises et ensuite elle travaille seule sur la finition. « Peindre un portrait c’est une approche à la vie et à la vérité de la personne, » dit-elle. « Le résultat est psychologique. C’est un rapport d’amour, un rapport de personne à personne, un rapport d’écoute. »
Martine Pinsolle

Le corps humain est le sujet de prédilection de Martine Pinsolle. Ancien professeur de lettres, ayant fait ses études d’art aux écoles des beaux-arts de Bordeaux et de Bayonne, elle peint des portraits sans complaisance dans lesquelles l’intimité s’allie à la distanciation.

« Dans ma démarche, la représentation de la figure humaine est un jeu constant de dévoilement.  Habillé ou nu, le corps est livré dépouillé sur des fonds uniformes,  sans perspective, invitant l’œil à se recentrer sur les regards ou les lignes de force corporelles qui résument l’individu et  assoient sa personnalité. »

Discrète, elle peint surtout les membres de sa famille et les personnes proches. « Faire un portrait, c’est entrer dans l’intimité de la personne. Je ne peux le faire que si j’arrive à bien connaître la personne. » L’acte de peindre c’est un acte de concentration, qui n’admet pas de distraction. Le résultat est parfois inquiétant, voire dérangeant.

Susana Zaldívar 

Susana Zaldívar a fait des études d’art à Madrid. Depuis 1992, elle vit et travaille à Hondarribia et Irun, où elle enseigne au Centre des Arts Plastiques et de Dessin KUNSTHAL. Parmi ses différentes activités, elle fait partie d’une équipe multidisciplinaire pour des projets d’architecture et de paysagisme. Elle a exposé à Madrid, dans plusieurs endroits du Pays Basque et à Tunis.

Dans ses tableaux, elle allie un sens agile et humoristique du dessin avec l’utilisation de couleurs vives pour créer des portraits dans lesquels le caractère de la personne transperce de façon légère et presque ludique. Pour faire un portrait, elle fait des esquisses sur le vif et ensuite prend des photos de la personne, dont elle se sert par la suite pour créer une représentation reconnaissable du sujet, sans toutefois se cantonner dans un réalisme rigide.

Elle peint des personnes de tous les âges, mais elle aime particulièrement faire des portraits d’enfants. « Je les fais s’asseoir, changer de position, jusqu’à ce qu’ils se trouvent confortables, » explique-t-elle. « Pendant qu’ils bougent, je les dessine très vite pour capter le moment. »


 
   
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